La VADP et l’OTT prennent le devant sur la scène mondiale

Vidéo à la demande avec publicité
(VADP; version anglaise : AVOD Ad-driven)

Sujet tendance du marché. Il semblait y avoir un engouement publicitaire autour de ce phénomène sur le marché, mais plus important encore, on constate qu’il existe de nombreuses occasions qui se sont concrétisées pour conclure l’accord des licences autour de la VADP. C’est un domaine important lorsqu’on examine tout : des services gratuits aux consommateurs (lecteurs) tels que les nouveaux canaux VADP de ROKU, RAKUTEN et TUBI, qui fonctionnent bien avec les services OTT (version anglaise : over-the-top-media services, tels qu’Apple TV, Chromecast, ROKU), à l’autoédition et surtout aux services de rattrapage de la part des diffuseurs. On observe une augmentation importante du nombre de télédiffuseurs améliorant leur offre de vidéo à la demande (VAD; version anglaise : VOD) avec un contenu exclusif. On note une tendance à regarder les téléséries en « mode frénésie » (version anglaise : binge watching), et les diffuseurs doivent aujourd’hui répondre à ce besoin qui a été propulsé par un modèle de vidéo à la demande avec abonnement (VADS; version anglaise : SVOD, pour Subscription video on demand, tels que Netflix, Hulu, Amazon Prime, HBO Max, Disney+). De nombreuses entreprises peuvent maintenant créer des services hybrides. Les facteurs clés du succès sont d’obtenir tous les droits, de connaître les plateformes et de maximiser les nouvelles occasions commerciales.

Pour les propriétaires de contenu, un accord sur la VADP peut être plus compliqué : certaines plateformes privilégient un partage des revenus plutôt que des droits de licence. Mais le résultat net est qu’il y a plus d’acheteurs sur la scène internationale. La forte demande pour la VADS est un avantage, surtout pour les distributeurs disposant de catalogues solides.

L’arrivée des nouveaux formats et services préoccupe et inquiète les acheteurs de premier plan sur le marché international quant à l’approvisionnement à long terme.

L’impact de la crise du « mode frénésie » : regarder en mode frénésie brise le modèle de ROI des émissions télévisées de trois à quatre mois. Netflix ne peut plus se le permettre, donc cela a conduit à la publication d’émissions épisodiques (exemple de mode frénésie : 18,2 millions de foyers ont regardé la série complète de la troisième saison de Stranger Things quatre jours après sa sortie sur Netflix).

Thème principal du MIPCOM 2019 : Position offensive en diffusion continue et en OTT
(version anglaise : over-the-top-media services, tels qu’Apple TV, Chromecast, ROKU, TUBI)

Le service OTT (over-the-top) offre le contenu audiovisuel (télé) aux téléspectateurs directement sur Internet (non linéaire) en contournant le câble, la diffusion traditionnelle (linéaire) et le satellite. Le thème du MIPCOM de cette année était centré sur les plateformes OTT et d’autres joueurs non linéaires qui ont continué d’améliorer leur présence, à capturer des auditoires et à produire un contenu impressionnant. Les télédiffuseurs linéaires ne peuvent ignorer le risque, mais doivent reconnaître que des changements sont en train de se produire.

 

Sources principales :
Conférenciers MIPCOM du jour 1 le 14 octobre : D2C Tech Trends, An overview of the Future; du jour 2 le 15 octobre : Big Bang Moment D2C Tech Streaming Services: Beyond the Giants et AVOD on the Rise, 5G: The promise of Transformation; et jour 3 le 16 octobre : ITV Studios Global Distribution
RAKUTEN : https://waitforit.rakuten.tv/ (non disponible au Canada)

Sources additionnelles :
PLUTOTV : https://pluto.tv/on-demand (Rakuten : propriétaire, TVO + AVOD)